Et si le vrai sujet n’était pas la situation professionnelle, mais la personne qui la vit ?
Quand une personne arrive en coaching, elle ne laisse pas son histoire à la porte du cabinet. L’éducation qu’elle a reçue, ce qu’elle a entendu dire d’elle enfant, les projections dont elle a fait l’objet, les rencontres qui l’ont marquée, construite, parfois abîmée… Tout ce qui fait d’elle un être complexe, en permanente évolution, impossible à étiqueter.
Je suis coach et thérapeute. Si le coaching n’est pas de la thérapie, cette double casquette me permet d’identifier où l’un commence et où l’autre s’arrête, et de m’appuyer, le moment venu, sur un confrère pour engager un travail thérapeutique.
C’est ce que j’appelle le coaching des profondeurs : accompagner la personne en considérant toute son histoire, sans la réduire à celle-ci. Non pas pour y rester, mais pour mieux en partir.
Par le passé, j’ai accompagné un collaborateur dont les débordements émotionnels inquiétaient sa hiérarchie. Au fil des séances, nous avons découvert ensemble comment son fonctionnement cognitif, longtemps vécu comme un défaut à corriger, était aussi la source de ses qualités les plus précieuses : réactivité, créativité, capacité à penser hors cadre. Le travail a consisté à passer de la honte à la compréhension, puis de la compréhension à la mise en œuvre.
Car c’est souvent là que tout se joue : dans l’écart entre ce qu’une personne montre et ce qu’elle contient. Entre le collaborateur en crise que l’on gère, et le collaborateur en devenir que l’on pourrait soutenir.
Pour mes partenaires RH, un accompagnement en profondeur, c’est moins de tensions accumulées, moins de fatigue à se contenir, et des collaborateurs qui avancent avec leur complexité plutôt que malgré elle.


